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L’IA: amie ou ennemie?

Qu’en est-il de l’avenir ? D’ici cinq, dix ou même quinze ans, quelle place l’Intelligence Artificielle prendra dans le quotidien de chacun ? Quel sera le rapport entre l’humain et les robots ? La réalité de la science-fiction s’approche à grande vitesse. Nous devons prendre en considération ses avantages mais également ses possibles répercussions sur notre vie privée. À savoir, à quel degré serions-nous prêts à accepter cette possible réalité ? Vous avez probablement pu constater un changement progressif au niveau des installations numérisées voire même robotisées. Par exemple, l’installation de bornes pour scanner les produits/articles dans les magasins alimentaires jusqu’à l’utilisation de robots pour certaines opérations médicales. Le point positif est un service bien plus rapide et précis. Par contre, l’interaction humaine est diminuée en cas de besoin de support émotionnel.

Ensuite nous faisons face à l’apport du «Cobot». Que signifie ce terme ? Il s’agit d’un robot non-autonome qui collabore avec l’être humain. Nous restons donc guides et maîtres en la matière. Par exemple, dans les constructions automobiles, l’aide du «Cobot» sera utile à l’humain pour tout ce qui touche à la vitesse des tâches, aux manoeuvres et aux précisions techniques. À cela s’ajoute la numérisation déjà intégrée au quotidien, tels que les agendas informatisés, l’intégration de détecteurs de visages pour les smartphones lors de la prise d’une photo, l’auto-parking d’une voiture, etc.

Reste à savoir quels sont les métiers en voie de disparition et quels sont ceux qui resteront encore sur le marché du travail ? Ceci nous amène au prochain point : la transition des emplois CDI (contrat à durée indéterminée) aux emplois CDD (contrat à durée
déterminée) ou même à temps partiel. Nous vivons une ère de «reconversion» où la mutation d’emplois augmente de plus en plus.

La communication restera toujours centrale dans des domaines professionnels tels que : les cuisiniers, les psychologues, les avocats ainsi que les métiers de créativité. Les progrès scientifiques évoluent constamment, les méthodes de recherche sont efficaces grâce à la technologie d’aujourd’hui. Actuellement, nous rencontrons une évolution digitale impressionnante. Finalement, demain arrive à grand pas, à travers les lois de la robotique. Une juxtaposition entre l’Homme et l’IA.


M. Robot: Laurent Alexandre

Des questions sur l’Intelligence Artificielle se posent de plus en plus aujourd’hui. Quel est sa place dans le monde actuel du travail, à quoi ressemblera notre futur ? L’IA est-elle en train de nous remplacer ? On le sait tous, l’IA est de plus en plus présente dans notre société. Des simples applications téléphones (SIRI, Google) aux voitures indépendantes, qui s’immiscent dans nos vies petit à petit. Si pour l’instant, les gens pensent l’utiliser uniquement de manière anecdotique, l’IA va dans le futur remplacer les travailleurs. Plus efficaces et plus rapides qu’un cerveau humain, les métiers techniques seront de plus en plus dépendants de l’Intelligence Artificielle. Mais quid des humains ? Selon M. Alexandre, ancien chirurgien-urologue français s’intéressant au mouvement transhumaniste, le changement de mentalité doit commencer dès aujourd’hui avec la formation des enfants. «L’école forme des enfants qui vont être laminés par l’Intelligence Artificielle». Effectivement, M. Alexandre estime qu’en 2030, ccertains métiers n’existeront plus et que former des gens pour ces métiers-là revient à les envoyer dans une voie sans issue. L’IA aura d’ici-là remplacé l’humain dans les métiers techniques. Un bouleversement qui sera inévitable dans le monde du travail et de l’économie. Pour éviter cela, «il faut former nos enfants à aller là où l’Intelligence Artificielle ne sait pas aller». En d’autres termes, les humanités, la culture générale, l’esprit critique et la capacité à être multidisciplinaire sont pour lui les clés qui permettront de résister à l’Intelligence Artificielle.

Paru dans Startinfos – le journal de OuiStart, n°21, février 2018