La quatrième révolution industrielle, caractérisée par une combinaison des techniques numériques et hardware, fragilise la confiance des dirigeants des entreprises suisses. Déjà confrontés aux incertitudes liées aux effets du franc fort, à l’évolution de la conjoncture et à une situation politique incertaine concernant l’immigration de masse, les patrons perçoivent difficilement les effets de la robotisation et redoutent une perte de leur savoir-faire. Ils sont cependant soucieux de changer de paradigme ou de modèle d’affaire pour rester compétitifs, la révolution numérique apportant de nouveaux marchés et des procédés axés sur l’autonomie, sur la rapidité et sur la flexibilité. Pour le moment, l’hésitation face au changement s’est traduite par une stagnation des investissements hormis dans l’informatique, dans la recherche, dans le développement et dans la branche des véhicules, où ils ont augmenté de 1,5% à 2% depuis la crise économique de 2008-2009. Le secteur immobilier a également subi une baisse significative des acquisitions; les entrées de commandes auraient reculé de 10% en 2015. Il n’en reste pas moins que les associations et les groupes industriels, comme Swissmem, encouragent les entrepreneurs à anticiper les remaniements stratégiques et à repenser les postes de travail.
Paru dans FERinfos n°6/2016
