PAR PORTEUR

 

Département de l’aménagement, de l’équipement et du logement

Case postale

Rue David-Dufour 5

1211 GENEVE 8

 

 

Genève, le 15 décembre 2003

 

 

 

Concerne : Observations à l’enquête publique n° 1372 (FAO-17.11.2003) concernant la Ville de Genève : projet de plan d’attribution des degrés de sensibilité au bruit selon l’ordonnance fédérale sur la protection contre le bruit (OPB)

 

 

 

Monsieur le Président,

Dans le délai imparti par l’enquête publique mentionnée sous rubrique, nous vous faisons parvenir nos observations sur le projet de plan d’attribution des degrés de sensibilité au bruit de la Ville de Genève.

En préambule, nous tenons à remercier l’Administration cantonale pour la concertation qui a été mise en place entre les différents milieux concernés, suite à l’arrêt du Tribunal administratif du 19 juin 2001, dans le but d’essayer d’arriver à un consensus satisfaisant pour tous. Malheureusement, le Groupement Transports et Economie (ci-après GTE) ne peut accepter le projet tel que présenté, car il menace la survie du tissu économique de la Ville de Genève en général et du centre-ville en particulier.

En effet, selon l’article 43 al. 1 let c - OPB, seul le degré de sensibilité au bruit (ci-après DS) III permet la mixité des activités, c’est-à-dire le maintien des artisans (boulangers, etc.) et des commerces de proximité (problématique des livraisons), un DS II ne pouvant s’appliquer qu’à des zones dévolues à l’habitat ne générant pas d’activités classées comme moyennement gênantes.


Nous ne pouvons donc admettre que le DS II, au sens de l’article 43 al. 1 let b – OPB, soit attribué à la Vieille-Ville de Genève, si nous voulons que celle-ci continue à être animée, notamment avec les activités que nous lui connaissons, et éviter ainsi qu’elle ne devienne un no man’s land comme certains autres quartiers.

A nos yeux, les seuls endroits qui pourraient justifier du DS II sont les périmètres à proximité immédiate des écoles et des EMS. Il pourrait être aussi admissible que des zones à très forte concentration de logements, comme le quartier de Mervelet, puissent être également classées en DS II.

A part ces exceptions compréhensibles, nous demandons que le DS III soit la règle générale en Ville de Genève, notamment concernant les secteurs clés pour la mobilité de la population genevoise comme le quartier de la Cluse-Roseraie.

Nous espérons que le pragmatisme demandé par le GTE permette à un plan d’attribution des degrés de sensibilité au bruit réaliste de voir enfin le jour. Si tel ne devait pas être le cas, nous nous verrions obligés de recourir aux procédures que le législateur a prévues à cet effet.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées.

 

 

 

   Roald QUAGLIA                                            Olivier BALLISSAT

        Président                    Secrétaire