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Navette lacustre Anières - Versoix: un projet logique

1er mai 2018. Le 20 février 2018, le Conseil municipal d’Anières a validé l’ouverture d’un crédit budgétaire permettant le financement du projet de navette lacustre qui permettra dès le début de l’été de relier Versoix en une quinzaine de minutes. Mais un referendum communal a abouti et menace cette réalisation. Le GTE a analysé le projet : voici ses conclusions.


  • Le relatif éloignement entre Anières (et les villages voisins) et le reste du canton, de même que les conditions de circulation difficiles, parlent en faveur d’une liaison lacustre « haute » avec la rive droite. Accéder à la gare de Versoix en une vingtaine de minutes permettra aux habitants de la zone de considérablement réduire le temps de certains de leurs trajets, notamment en direction du canton du Vaud et du reste de la Suisse. Le lien rapide avec le réseau CFF couplé au démarrage du Léman Express le 11 juin assure une cohérence de l’offre.

    Le gain de temps pour relier Versoix est d’au minimum 20 minutes par rapport à l’option routière la plus optimiste aux heures de pointe, le gain de temps peut même tripler. Les débarcadères actuels de la CGN existent et les besoins d’aménagements complémentaires sont très modestes.

    La question de l’accès à la zone d’embarquement mérite une attention particulière : la commune d’Anières annonce avoir identifié plus de vingt places de stationnement disponibles pour les usagers ; mais il est clair que cette solution n’est que partielle et qu’elle doit impérativement être complétée par diverses actions. Afin d’assurer la tranquillité des lieux, la mise en place d’une navette depuis les P+R environnants fait sens, de même que la pose de stations pour vélos en libre-service sur chaque rive (des vélos électriques sont déjà à disposition à la Mairie d’Anières et le réseau pourrait être complété au débarcadère).

 

Utiliser le lac comme voie de communication, tombe sous le sens, en particulier aux confins du canton. Ce projet-pilote, prévu sur 2 ans, permettra de clarifier la question de l’adéquation entre l’offre et la demande. La CGN met à disposition une vedette « Col-Vert » pour ce test, avec la possibilité de se doter d’un navire plus moderne en cas de pérennisation de la ligne. Le financement étant assuré, il est a espérer que les Anièrois et Anièroises s’accorderont pour faire inaugurer cette nouvelle traversée cet été.


Henri-Pierre Galletti, membre du bureau du GTE

 



 

 

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